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MONARCH PERDAIT TROP D’ARGENT POUR SURVIVRE, SELON SON PATRON

Un avion de la compagnie britannique Monarch s’apprête à atterrir à Barcelone, le 6 juin 2016. afp.com/JOSEP LAGO

La compagnie aérienne britannique Monarch perdait trop d’argent pour continuer à fonctionner, a expliqué mardi son patron, qui s’est dit « triste » pour les clients et ses 2.000 employés ayant perdu leur emploi.

« Je veux simplement exprimer ma tristesse pour les perturbations causées », a déclaré le directeur général Andrew Swaffield, interrogé sur la radio BBC 4, évoquant « un jour déchirant pour les clients et les 2.000 personnes qui ont perdu leur emploi ».
Monarch a disparu brutalement lundi matin après avoir été placé en cessation de paiement, n’ayant plus les moyens de poursuivre son activité.

Les autorités ont dû organiser dans l’urgence le rapatriement au Royaume-Uni de 110.000 clients qui se trouvaient en vacances à l’étranger en affrétant 30 avions. Sur la seule journée de lundi, 61 vols ont atterri à Londres ramenant près de 12.000 passagers.
L’opération semble se dérouler sans accroc jusqu’à présent même si un certain nombre de passagers se sont plaints du manque d’information et de l’incertitude de leur date de retour sur le sol britannique.
L’Autorité britannique de l’aviation civile (CAA) a confirmé à l’AFP que le coût de cette opération quasi inédite par son ampleur devrait s’élever à environ 60 millions de livres (68 millions d’euros).
Du fait de l’arrêt soudain des activités de Monarch, 750.000 personnes qui avaient acheté un vol aller-retour au départ du Royaume-Uni et qui n’étaient pas encore parties ont vu leur réservation tout bonnement annulée.
Au moment de sa faillite, Monarch faisait face à des pertes potentielles pour l’année prochaine « de plus de 100 millions de livres », a annoncé M. Swaffield.

« Nous avons parlé à de nombreuses personnes en essayant d’explorer toutes les possibilités, comme lever du capital pour financer les pertes, vendre tout ou partie de la compagnie et nous avons conclu qu’il n’y avait pas de perspective », selon lui.
Le patron de Monarch a expliqué en outre que la loi britannique sur les faillites ne permet pas à une compagnie aérienne de continuer à voler, au contraire de ce qui se fait en Allemagne ou en Italie.
Pour expliquer comment sa compagnie en est arrivée là, M. Swaffield a mis principalement en cause le contexte terroriste qui a pesé sur un secteur des court-courriers très concurrentiel.

Source: AFP

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