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Pour son premier déplacement au Maghreb, Macron choisit le Maroc

Contrairement à ses prédécesseurs, ce n’est pas en Algérie que le nouveau président français effectuera son premier déplacement au Maghreb, mais au Maroc. Il s’était déjà rendu en Tunisie et en Algérie lors de sa campagne.

La fin d’une tradition ? Alors que Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient tous choisi l’Algérie pour leur premier déplacement au Maghreb, Emmanuel Macron se rendra, lui, au Maroc mercredi 14 et jeudi 15 juin.

La primauté de ce déplacement au royaume chérifien n’est pas tout à fait une surprise. Dans une interview accordée à Jeune Afrique entre les deux tours de la présidentielle, Emmanuel Macron avait expliqué : « Je me suis déjà rendu en Algérie et en Tunisie [pendant la campagne], je n’ai pas encore pu aller au Maroc mais je m’y rendrai très rapidement après mon élection, si les Français m’accordent leur confiance. »

Choisir l’un et ne pas froisser l’autre

« Comment rendre visite en premier à l’un et éviter de froisser l’autre ? », s’interrogeait samedi le journal algérien El Watan, en jugeant d’ores et déjà que le premier déplacement du président Macron au Maghreb serait « scruté, sur-interprété et chargé de spéculations ».

La France essaie toutefois l’équilibre entre les deux pays voisins du Maghreb : le président français se rendra « officiellement en Algérie dans les toutes prochaines semaines », a déjà affirmé l’Élysée, en précisant qu’Emmanuel Macron s’était entretenu avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, pour l’assurer de « son projet de visite en Algérie ».

Autre gage de Paris à Alger : le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian se trouve en Algérie pour une visite de deux jours, afin de « renforcer le partenariat d’exception, qui unit la France et l’Algérie ». Alger et Paris ont « une relation historique, une relation amicale, une relation que le président Macron souhaite voir repartir avec beaucoup de détermination », a expliqué le ministre sur place.

Des égards diplomatiques qui s’inscrivent dans un contexte bien particulier : le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) début 2017 a de nouveau exacerbé la rivalité ancienne entre Rabat et Alger autour de la question du Sahara occidental et donne lieu à une sourde lutte d’influence au sein des organisations et rencontres internationales.

Source: AFP

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