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Bain remplace KKR dans un consortium visant les puces de Toshiba, disent des source

Photo d’archives/REUTERS/Yuriko Nakao

Le fonds Bain Capital va remplacer son concurrent KKR au sein de l’un des consortiums, celui emmené par les pouvoirs publics japonais, en lice pour la division semi-conducteurs de Toshiba, ont dit deux sources proches du dossier.

Cette information a entraîné une vive hausse de l’action Toshiba, qui a terminé sur une progression de 5,32% à 300,8 yens à la Bourse de Tokyo. Il s’agit de la quatrième séance de suite de gains importants pour la valeur, qui connaît une augmentation de 6,25% depuis le début de l’année.

Une des sources a précisé que Bain serait un actionnaire minoritaire au sein du consortium mis sur pied par le fonds public Innovation Network Corp of Japan (INCJ), comprenant également l’américain Western Digital.

Ce consortium est considéré comme l’un de deux favoris pour la reprise des puces mémoire NAND de Toshiba, aux côtés de celui formé par un autre américain, Broadcom associé au fonds Silver Lake.

La source n’a pas précisé la raison pour laquelle Bain, qui s’était jusqu’ici associé au fabricant de puces sud-coréen Hynix pour les semi-conducteurs de Toshiba, a remplacé KKR.

SK Hynix et Bain ont refusé de commenter l’information. Personne n’était disponible dans l’immédiat chez KKR.

Des sources ont dit mercredi que Toshiba devrait faire connaître le 15 juin le nom de l’acquéreur de sa division de semi-conducteurs.

Toshiba est contraint de vendre son activité lucrative de mémoires afin de compenser les pertes de la filiale nucléaire américaine Westinghouse.

Le conglomérat industriel en difficulté, qui n’a toujours pas présenté de comptes annuels certifiés au titre de l’exercice 2016-207, a évalué sa division de puces à au moins 18 milliards de dollars (16 milliards d’euros).

Western Digital et Toshiba exploitent ensemble la principale usine de semi-conducteurs du groupe japonais mais le spécialiste américain des disques durs et des mémoires avait sollicité un arbitrage international pour empêcher son associé japonais de vendre sa filiale sans son consentement.

Les tensions entre les deux partenaires pourraient favoriser la proposition de Broadcom, d’autant plus que ce dernier a mis une somme plus élevée sur la table et que son offre est moins susceptible de poser des problèmes en terme de concurrence.

Outre les consortiums emmenés par INCJ et Broadcom ainsi que la proposition de Hynix, une quatrième offre est portée par le taïwanais Foxconn, qui a reçu le soutien d’Apple et d’Amazon.com.

Source: Reuters

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