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Des anarchistes grecs soupçonnés pour le colis piégé au FMI à Paris

Une assistante de direction a été blessée, jeudi, lors de l’ouverture d’un courrier piégé qui a explosé au siège parisien du FMI. Un groupe anarchiste grec pourrait être à l’origine de l’envoi du colis, indique une source policière grecque.

Une enveloppe piégée a explosé dans les locaux parisiens du Fonds monétaire international, avenue d’Iéna, jeudi 16 mars en fin de matinée. La détonation a blessé aux mains et au visage une assistante de direction, indique Reuters citant des sources policières.

Le groupe anarchiste Conspiration des cellules de feu « serait vraisemblablement à l’origine » de l’envoi du colis, a indiqué à l’AFP une source policière grecque. Selon cette dernière, le ministre adjoint grec de la Protection civile, Nikos Toskas, a été informé par les autorités françaises que le courrier avait été expédié d’Athènes, comme celui envoyé mercredi au ministère allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. Envoi que l’organisation grecque a revendiqué jeudi matin.
En ce qui concerne l’explosion au siège du FMI, une enquête en flagrance a été notamment ouverte pour tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, a annoncé le parquet. Les investigations ont été confiées à la Sous direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Selon les premiers éléments de l’enquête, un pétard pourrait être à l’origine de l’explosion dans le bâtiment situé non loin de l’Arc de Triomphe. La préfecture de police a fait état d’une intervention après la découverte « d’un colis suspect, avec a priori un artifice à l’intérieur ».
L’explosion du courrier piégé ainsi la fusillade intervenue également jeudi dans un lycée de Grasse (Alpes-Maritimes) conduisent à « justifier l’état d’urgence », a réaffirmé François Hollande. « J’ai annoncé, et le Parlement a bien voulu suivre la position qui était la mienne et celle du gouvernement, que l’état d’urgence durerait jusqu’au 15 juillet, il durera jusqu’au 15 juillet », a-t-il déclaré, alors que le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, avait estimé mercredi que les conditions étaient réunies pour une sortie de ce régime civil de crise instauré après les attentats de novembre 2015.

Avec AFP et Reuters

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