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Les régions du Sahara Marocain

 

REGION DAKHLA OUED ED-DAHAB

La région de Dakhla Oued Ed-Dahab est située à l’extrême sud du Royaume du Maroc, elle est limitée au nord par la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, à l’est et au sud par la Mauritanie et à l’ouest par l’océan Atlantique.

La région est composée de deux provinces (Aousserd et Oued Ed-Dahab qui est son chef-lieu) et est constituée de 11 Communes rurales et 02 urbaines.

Le PIB de l’ensemble des régions du sud dont relève Dakhla Oued Ed-Dahab s’élève à 8,8 milliards de DH en 2013, soit 1% du PIB national.

La population et l’emploi : La population de la région est estimée à 142 955 habitants en 2014, dont 106277 résident dans des zones urbaines, soit un taux d’urbanisation de l’ordre de 74,35%. En 2014, la population âgée de moins de 15 ans représentait 33.1% de la population de la région. La région de Dakhla Oued Ed-Dahab relève d’une zone qui affiche, en 2014, un taux d’activité de l’ordre de 45.9 % et un taux de chômage de 11,6 % contre 9.2% au niveau national.

L’agriculture : La région est marquée par un taux d’urbanisation relativement élevé. L’agriculture demeure une activité relativement marginale. Cependant, la région est réputée pour son Cheptel important notamment les camelins et les caprins.

La pêche maritime : La région dispose d’une façade littorale de 667 km, elle est dotée d’un port de pêche, Dakhla. En 2013, la production débarquée via ce port est estimée à 559 mille tonnes, d’une valeur de 1897 millions de dirhams. Les poissons pélagiques constituent près de 94,8% du volume total Débarqué dans la région, leur part, dans les recettes ne dépasse pas 48,3% contre 10,4% pour les poissons blancs.

L’industrie : La région abrite 33 établissements industriels en 2013, soit 0,42% des unités industrielles du pays. Le secteur industriel emploie de façon permanente 1469 personnes et génère un chiffre d’affaires de l’ordre de 617 millions de DH.

Le tourisme : La région dispose d’une côte de 667 km, des sites archéologiques et naturels, autant d’éléments susceptibles de faire de la région de Dakhla Oued Ed-Dahab un des pôles touristiques prometteurs du Maroc. La région compte 11 établissements classés dotés d’une capacité de 845 lits en 2013. Elle a enregistré près de 8 839nuitées touristiques durant la même année. La région est connue pour le ski nautique, le surf, la planche à voile, les courses de dromadaires et les randonnées.

En lundi 14 septembre 2015, Monsieur Ynja Khattat, a été élu président du Conseil régional de Dakhla-Oued Eddahab, Conformément aux dispositions juridiques régissant les régions, tandis que le nouveau président de la région a indiqué que cette élection marque un nouveau pas dans le processus démocratique que connait le Maroc. Il a également relevé que la présidence de la région placera parmi ses priorités la valorisation des ressources humaines et le développement de la région.

M. Khattat Yanja a ajouté lors de notre rencontre, que le nouveau modèle de développement de la région vise la réalisation de sept programmes structurants

ayant trait à la valorisation des produits de la pêche et au développement de l’aquaculture, la construction d’une station de dessalement de l’eau de mer à des fins agricoles d’une capacité de 100.000 m3/jour, la création d’un pôle éco-touristique, la protection des écosystèmes, à travers la revitalisation des forêts locales, la lutte contre la désertification, la mise en place de ceintures vertes, et la conservation de la diversité biologique.

Ces programmes structurants portent également sur la réalisation du port “Dakhla Atlantique”, le raccordement de la ville de Dakhla au réseau national d’électricité, ainsi que la création d’un musée dédié à la valorisation du patrimoine des provinces du Sud, a poursuivi M. Khattat.

Le nouveau modèle de développement de la région Dakhla-Oued Eddahab vise aussi la réalisation de programmes transversaux de proximité, s’articulant autour de quatre axes principaux : renforcement des infrastructures (électricité, eau potable, assainissement), promotion de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, qualification de l’élément humain, et développement de la culture.

La région de Dakhla-Oued Ed-dahab abritera également le CRANS MONTANA FORUM dans sa troisième édition cette année 2017.

Plus de 2000 participants, 150 états représentés au plus haut niveau, dont 36 états européens, 27 états d’Amérique, 44 états d’Afrique et 43 états d’Asie et d’Océanie. 39 Organisations internationales et régionales, ont pu découvrir, la ville de Dakhla, devenue, grâce aux politiques mises en œuvre sous l’autorité de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le vrai laboratoire de l’Afrique de demain.

Laâyoune – Sakia El Hamra La région de Laâyoune-Sakia El Hamra est limitée au sud par la région de Dakhla-Oued Ed Dahab, au nord par la région de Guelmim-Oued Noun, à l’est par la Mauritanie et à l’ouest par l’océan Atlantique. El Hamra est composée de quatre provinces (Laâyoune, Boujdour, Tarfaya et Es-Semara ) et est constituée de 05 communes urbaines et 15 rurales.

La population et l’emploi : La population de la région est estimée à 367 758 habitants en 2014, dont 343362 résident dans des zones urbaines, soit un taux d’urbanisation de l’ordre de 93.4%. En 2013, la population âgée de moins de 15 ans représente 29 % de la population de la région. S’agissant de l’activité, la région relève d’une zone qui affiche, en 2014, un taux d’activité de l’ordre de 43,2% et un taux de chômage de 13,7% contre 9,2% au niveau national.

La pêche maritime : La région est dotée de trois principaux ports de pêche : Tarfaya, Laâyoune et Boujdour. En 2013, la production débarquée, en quasi-totalité via ces ports est estimée à près de 306 mille tonnes d’une valeur de 1060 millions de dirhams. Le port de Laâyoune contribue, à lui seul, au débarquement de près de 97 % de ce volume. Environ 93% du volume total débarqué est constitué de poissons pélagiques qui assurent la grande part des recettes, soit 47,3 % des recettes de la pêche.

L’industrie : La région englobe 234 établissements industriels en 2013, soit 3% des unités industrielles du pays. Le secteur industriel emploie de façon permanente près de 7105 personnes et génère un chiffre d’affaires de l’ordre de 4,3 milliards de DH.

Les mines : La région a une activité minière relativement importante. Sa production en phosphate est d’environ 2,1 millions de tonnes, soit près de 8 % de la production nationale en 2013. D’autres minerais sont également produits dans la région notamment le sel et le sable.

Le tourisme : La région compte 40 établissements classés dotés d’une capacité de 2056 lits en 2013. La région est connue par le tourisme balnéaire et les sports nautiques.

Sidi Hamdi Ould Errachid, élu président de la région Laâyoune-Sakia Al Hamra, a formé le souhait de voir son élection répondre aux attentes de la population et à ses préoccupations, ajoutant que le conseil s’engage d’une manière globale sur la voie du développement auquel aspirent les habitants de la région grâce au nouveau modèle qui s’articule autour des principes de participation, d’inclusion, de gouvernance responsable et de durabilité via la mobilisation de l’état des investissements qui visent la création de pôles de compétitivité.

Mr Sidi Hamdi Ould Errachid

Sur le plan économique, par la restructuration du secteur des phosphates à travers le projet « Phosboucraâ de développement industriel », la promotion du secteur agricole et de celui de la pêche maritime et le développement de l’éco-tourisme. Au niveau social, par la construction du Centre hospitalier universitaire de Laâyoune et d’une Technopole à Foum El Oued, et la promotion de la culture Hassanie afin d’en faire un levier de développement local. Ainsi que l’axe de « Durabilité et connectivité », avec ses trois principaux objectifs fixés, notamment la protection des richesses hydriques et halieutiques, le développement des énergies renouvelables, la préservation des systèmes naturels et de la diversité, le renforcement de la connexion des provinces du Sud avec les provinces et préfectures du Royaume ainsi qu’avec le reste du monde. Dans les détails, l’Office chérifien des phosphates (OCP) procédera à la réalisation d’un nouveau complexe industriel pour la production d’engrais, ainsi que la construction d’une Technopole à Foum El Oued (2 MMDH) qui abritera l’Université multidisciplinaire Mohammed VI de Laâyoune, un lycée d’Excellence et un Centre de qualification des compétences.

REGION GUELMIM-OUED NOUN

La région de Guelmim- Oued Noun est située au sud du Maroc. Elle est composée de quatre provinces (Guelmim, Tan-Tan, Assa-Zag, Tata et sidi ifni) et est constituée de 45 communes rurales et 08 urbaines.

La population et l’emploi : La population de la région est estimée à 433 757 habitants en 2014, dont 275430 résident dans des zones urbaines, soit un taux d’urbanisation de l’ordre de 63,5%. En 2004, la population âgée de moins de 15 ans représente 34,0% de la population de la région.

La région de Guelmim-oued noun relève d’une zone qui affiche un taux d’activité de l’ordre de 45,9% et un taux de chômage de 11,6% contre 9,2% au niveau national.

L’agriculture : L’activité agricole reste limitée avec une production des céréales qui s’élève à 80300 quintaux en 2013. La région, par contre, est réputée pour l’élevage des caprins et camelins.

La pêche maritime : En 2013, la production débarquée via le port de Tan-Tan est estimée à près de 80 mille tonnes et d’une valeur d’environ 399 millions de dirhams. Quoique les poissons pélagiques constituent près de 84,8% du volume total débarqué dans la région, leur part, dans les recettes passe à 59% contre

33,3% pour les poissons blancs.

L’industrie : La région abrite 26 établissements industriels en 2013, soit 0,33% des unités industrielles du pays. Le secteur industriel emploie de façon permanente plus de 4104 personnes et génère un chiffre d’affaires de l’ordre de 709 millions de DH.

L’artisanat : Les principales activités artisanales de la région sont

La bijouterie, la maroquinerie traditionnelle, le travail de bois, la couture traditionnelle, le tissage de tapis, les pierres fossilisées, la vannerie, la poterie, le travail de la laine et des poils de chameaux.

Le tourisme : La région est connue pour le tourisme saharien et de découverte. Elle compte 53 établissements classés dotés d’une capacité de 1 671 lits en 2013.

On peut citer à ce niveau la station balnéaire de la plage blanche sur près de 50 kilomètres et qui joue un rôle très important dans le développement économique régional, le tourisme de chasse (puisque plusieurs espèces animales et faunes existent encore dans la région telles que les houbaras), le tourisme culturel puisque la région abrite encore plusieurs monuments historiques, et des gravures rupestres qui remontent à l’âge de la pierre, de nombreuses grottes surtout dans la province de Guelmim.

Avec ces particularités, la région constitue un point de rencontre entre la mer et le désert. En outre, la région jouit d’une richesse paysagère qui consiste en une multitude d’oasis (l’oasis de Lemsid en est la principale), de sebkhas (Tah, Tazgha…) ainsi que les dunes de sables. La région recèle également une biodiversité riche (7 SIBE, 1 parc naturel). La régionpossède des potentialités touristiques inexploitées (montagne, plages, gouffres, gorges, oasis, désert, Tamdout …) mais elle compte très peu d’hôtels classés (7 avec 435 lits) dont un seul 3 étoiles).

Le président de la région de Guelmim-Oued Noun, M. Abderrahim Ben Bouaida, a indiqué lors de notre rencontre, que le nouveau modèle de développement de la région Guelmim-Oued Noun est axé sur huit objectifs principaux : Développement de l’agriculture solidaire, promotion de l’écotourisme en valorisant le potentiel naturel, culturel et écologique de la région), création d’emplois et appui à l’initiative privée.

Mr Ben Bouaida.A

Il s’agit, selon M. Ben Bouaida, de la promotion des secteurs de l’éducation et de la santé, du renforcement des infrastructures routières, d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement, et hydrauliques avec des investissements de l’ordre de, dont 800 millions de dirhams pour la construction d’un barrage sur Oued Noun à la Commune rurale Fasek. Il est également question du développement des secteurs de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, de la valorisation du capital immatériel de la région, et de la protection des écosystèmes.

Jeudi 6 novembre 2015, date incontournable dans l’histoire des trois régions : la Régionalisation avancée et le mode de gouvernance des provinces du Sud au cœur du discours Royal prononcé depuis la ville de Laâyoune, chef-lieu de la région de Laâyoune – Boujdour – Sakia El Hamra, à l’occasion du 40è anniversaire de la Marche Verte, transformant, pour l’occasion, cette ville en point focal du Royaume du Maroc, où sa majesté a souligné la mobilisation de tous les moyens disponibles pour la réalisation de grands chantiers et de projets sociaux et médicaux et éducatifs dans les 3 régions afin d’ériger les provinces sahariennes marocaines en un parfait modèle de développement intégré, Une décision qui fait échos aux principales recommandations du rapport appelant à une nouvelle politique de développement au Sahara élaboré par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), et qui avait été présenté devant Sa Majesté le Roi. En application des Hautes Orientations Royales.

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a mené des travaux afin d’élaborer un nouveau modèle de développement régional, intégré et durable pour les provinces du Sud du Royaume. Ce modèle a pour principale ambition d’insuffler une nouvelle dynamique socio-économique porteuse de croissance et génératrice d’emplois, avec la participation active des citoyens de ces provinces. Ses travaux ont été structurés autour de la Constitution de Juillet 2011 et plus particulièrement des chapitres consacrés à l’identité, au respect des droits humains, à la gouvernance et à la régionalisation. Ils se sont également appuyés sur les Conventions de droit public international signés par le Maroc, ainsi que sur la Charte sociale adoptée par le CESE en novembre 2011.

Le nouveau modèle, que le CESE propose d’inscrire dans une vision temporelle sur un horizon de 10 ans, vise l’amélioration du bien- être des citoyens, dans le respect de la personnalité et de la diversité culturelle des provinces du Sud et au service de leur épanouissement. L’horizon temporel retenu permet de susciter des inflexions importantes, tout en mettant en œuvre des mesures urgentes répondant aux attentes pressantes des populations locales.

Le périmètre de déploiement du nouveau modèle de développement s’étend des régions administratives actuelles de Laâyoune- Boujdour-Sakia Al Hamra et d’Oued Eddahab-Lagouira à celles Guelmim-Es Smara, en raison tant des liens historiques et sociaux que de la continuité géographique qui unissent ces territoires.

Le CESE a focalisé ses travaux sur les dimensions économiques, sociales, environnementales et culturelles du modèle de développement. Les éléments de gouvernance qui y sont liés ont également été pris en compte. Le CESE a veillé à la conformité de ses recommandations, dans l’esprit et dans la lettre, avec le projet de régionalisation avancée.

Tandis que le discours royal attendu par d’autres est venu avec des promesses d’une vie meilleure, d’une nouvelle ère où développement économique rime avec développement social. Ces promesses ont même rapidement commencé à se concrétiser puisque, quelques heures à peine après l’annonce, élus et représentants des populations des trois régions concernées (Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab) assistaient à la présentation, par le gouvernement, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et les autorités locales, du modèle de développement des provinces du Sud en présence du Sa majesté. Il aura suffi que Mohamed Hassad, ministre de l’intérieur, et Mohamed Boussaid, ministre de l’économie et des finances, annoncent le chiffre faramineux de 77 milliards de DH qui seront alloués aux provinces du Sud pour que retentissent dans la salle applaudissements, clameurs et youyous, une image impressionnante qui restera longtemps gravée dans les mémoires.

Cette allocation permettra de financer infrastructures, projets de valorisation des ressources locales… Autant de projets qui devraient rapidement changer le quotidien des populations des provinces sahariennes, avec à la clé plusieurs dizaines de milliers de postes d’emplois. Ceci passera par une série de projets qui rappellent à ceux qui l’ont vécu la politique des grands chantiers lancés par feu Hassan II, mais qui cette fois-ci sera réservée aux provinces du Sud.

Par : Radouan Bachiri / Dossier spécial.

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