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Investiture de Donald Trump: Déni, colère, acceptation… Les cinq étapes du deuil des anti-Trump

Il y a d’abord eu le déni. Puis la colère, et la dépression. Mais alors que Donald Trump prête serment vendredi à midi (18h en France) et va officiellement devenir le 45e président des Etats-Unis, pour les jeunes Américains rassemblés autour du slogan #NotMyPresident, vient le temps de l’acceptation.
1. Le déni : « Ce n’est pas possible »
Au soir de l’élection, les supporteurs de Clinton sont sonnés. « Je ne peux pas y croire, ce n’est pas possible. Ça ne peut pas se terminer comme ça », confie Melissa au QG de campagne de la candidate, à Sacramento, en Californie. Hillary Clinton reconnaît sa défaite dans la foulée mais de nombreux démocrates rêvent encore que le recomptage demandé par la candidate des Verts, Jill Stein, dans trois Etats où Clinton s’est inclinée de quelques dizaines de milliers de voix, change le verdict des urnes. Il n’en sera rien. Aucune irrégularité n’est constatée, et dans le Wisconsin, Trump récolte même 131 bulletins supplémentaires.
2. La colère : #NotMyPresident
Des milliers d’Américains manifestent dans tout le pays, rassemblés autour d’un même cri : « #NotMyPresident ». Pour James, un jeune photographe de Los Angeles, « c’était cathartique. » « J’avais envie de hurler après sa victoire. Manifester aux côtés d’autres personnes est bien plus puissant que de publier quelque chose en ligne. J’ai vu des gens pleurer, s’embrasser, crier. Ça n’a rien changé au résultat mais j’en suis ressorti avec le sentiment qu’il y a encore de l’espoir pour le progrès et la tolérance dans notre pays. »
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3. Le marchandage : « Si je ne le vois pas, je peux prétendre que ce n’est pas arrivé »
Clare, directrice artistique d’une agence de publicité de Los Angeles, a choisi une autre approche. Collée à l’actualité pendant la campagne, elle a décroché : « J’ai arrêté de lire les journaux. Je me suis dit que si je ne le vois pas, je peux prétendre que ce n’est pas arrivé. »
4. La dépression : « Je n’avais pas été autant affecté depuis la mort de mon père »
John (prénom modifié), qui enseigne les sciences politiques, ne se remet toujours pas de la victoire de Donald Trump. « Je n’avais pas été autant affecté depuis la mort de mon père », confie-t-il. Il en a perdu le sommeil et fait part de ses craintes de voir la démocratie américaine doucement glisser vers le « protofascisme ». Il se raccroche à l’espoir d’une improbable destitution. Selon lui, « si nous arrivons à prouver clairement que Vladimir Poutine est intervenu dans l’élection avec le but de faire élire Trump, alors il doit y avoir un nouveau scrutin. »
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5. L’acceptation : « Donald Trump est mon président »
« Donald Trump est mon président. » Prononcer cette phrase lui écorche la bouche mais Clare accepte la réalité. Pour James, c’est venu début janvier, quand le collège électoral a validé l’élection malgré une intense campagne appelant les grands électeurs à se rebeller. Ces deux jeunes Californiens ont trouvé un moyen plus concret de canaliser leur frustration : s’impliquer dans l’associatif. Parce que « la résistance à Trump est complètement désorganisée » James a préféré devenir un « grand frère » dans l’association Big Brothers pour « avoir un impact positif » sur sa communauté. Clare, elle, fait du tutorat bénévole pour des élèves défavorisés de South Central Los Angeles. Symboliquement, elle a également demandé à ses parents de ne pas lui offrir de cadeau à Noël et de faire un don à la place au Planning familial, dont le financement public est menacé par les républicains. A leur manière, ils répondent à l’appel d’Hillary Clinton, lancé après sa défaite : « Croyez en notre pays. Défendez nos valeurs et n’abandonnez jamais. »

Source: AFP

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