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Syrie : des groupes rebelles participeront aux pourparlers de paix à Astana

Plusieurs groupes rebelles syriens ont annoncé leur présence aux pourparlers de paix qui débuteront le 23 janvier, au Kazakhstan. Cette rencontre a été mise sur pied par la Russie, alliée du régime d’Assad et la Turquie, qui soutient les insurgés.

Plusieurs groupes rebelles syriens ont décidé de participer aux pourparlers de paix prévus le 23 janvier à Astana, au Kazakhstan, pour tenter de clore la guerre civile qui ravage la Syrie depuis près de six ans, ont annoncé lundi 16 janvier des insurgés à l’AFP.

« Tous les groupes rebelles y vont. Tous ont donné leur accord », a affirmé Mohammad Allouche, un dirigeant du groupe rebelle Jaich al-Islam (l’Armée de l’Islam), surtout implanté dans la banlieue de Damas. « Astana s’inscrit dans un processus pour mettre fin à l’effusion de sang commise par le régime et ses alliés. Nous voulons mettre fin à leurs séries de crimes », a-t-il ajouté. Ahmad al-Othman, de la fraction Sultan Mourad, implantée dans le nord de la Syrie, a également assuré que les groupes rebelles avaient « décidé d’aller aux pourparlers ».

« Renforcer le cessez-le-feu »

« Malgré toutes les violations de la trêve autour de Damas commises par les milices iraniennes alliées du régime, ce qui nous a poussé à donner notre accord à Astana, c’est que le thème exclusif des pourparlers consiste à renforcer le cessez-le feu et donc la délégation (rebelle) sera purement militaire, avec en appui une équipe technique en matière politique et légal », a indiqué Oussama Zabou Zeid, le conseiller juridique des factions rebelles.

Cette réunion a été mise sur pied par la Russie, alliée du régime, et la Turquie, qui soutient des groupes rebelles. Le président syrien Bachar al-Assad s’est déclaré « optimiste » sur les négociations, affirmant être prêt à négocier avec une centaine de groupes rebelles, a indiqué à l’AFP Thierry Mariani, un député français qui l’a rencontré à Damas. D’après lui, le chef de l’État syrien a déclaré « compter beaucoup » sur ces pourparlers de paix qui précèdereront des négociations inter-syriennes organisées par l’ONU le 8 février à Genève.

La coopération russo-turque sur le dossier syrien a repris en juin. Elle a accouché mi-décembre d’un cessez-le-feu à Alep qui a permis l’évacuation de civils et des rebelles des derniers quartiers insurgés dans cette cité.

Avec AFP

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