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Mohamed Abrini est revenu à Molenbeek durant sa cavale

Arrêté en pleine rue à Anderlecht le vendredi 8 avril square Albert, celui que l’on surnomme « l’homme au chapeau » a échappé aux forces de l’ordre pendant 18 jours. Qu’a-t-il fait après les attentats de Bruxelles du 22 mars? On en sait désormais un petit plus sur son parcours.
Durant sa cavale, il s’est rendu… à Molenbeek, dans le quartier où il a grandi aux côtés des frères Abdeslam et d’Abdelhamid Abaaoud, nous apprend la RTBF.

« Sa présence m’a vraiment choquée »
Le soir du 31 mars 2016, à 22h28 précises, le terroriste entre dans un phone shop et passe un coup de fil à son ex-compagne, qui ne répond pas. Une heure plus tard environ, alors qu’il se trouve aux abords d’un square, il somme une connaissance d’appeler la jeune femme. Par peur de représailles, selon ses dires, l’homme obtempère et compose le numéro.

« Il avait une casquette vert kaki et une écharpe. Sa présence devant moi m’a vraiment choquée car je ne m’y attendais pas du tout », témoigne-t-il devant les enquêteurs.

Abrini lui donne rendez-vous devant les Arts et Métier, dans le quartier Anneessens, à Bruxelles. Ils se verront finalement tous les deux dans la voiture de sa compagne. « Je lui ai demandé pourquoi il avait fait cela. J’ai aussi insisté à plusieurs reprises pour qu’il se rende. Il ne m’a pas répondu. Il était très pensif et peu bavard », a expliqué la jeune femme lors de son audition. Après une discussion de quelques minutes, Abrini s’en va et prend à nouveau la fuite.

Une maladresse qui coûte cher
Ce que le terroriste ignore, c’est que le téléphone de la jeune femme est sur écoute. Le coup de fil qu’il a fait passer permettra aux policiers de remonter sa trace. Les enquêteurs sont persuadés que c’est bien lui qui est entré en contact avec son ex-petite amie. Il est finalement interpellé huit jours plus tard à Anderlecht.

Lors de son interrogatoire, le terroriste s’est quelque peu « vanté » d’avoir pu se déplacer si facilement à Bruxelles.

« J’allais de café en café. En journée, je me reposais dans un parc de Forest (…) Vous savez, mandat international, recherché, tout ça, ça ne veut rien dire. Je passais tous les jours devant les militaires, les policiers avec une casquette. La sécurité n’empêchera jamais les attentats, elle n’existera jamais dans les faits ».

Source: Belga

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