Home / MAROC / Le Maroc toujours sans gouvernement, les nAi??gociations dans l’impasse

Le Maroc toujours sans gouvernement, les nAi??gociations dans l’impasse

Coup de thAi??A?tre et retour Ai?? zAi??ro: aprA?s trois mois d’interminables nAi??gociations, Abdelilah Benkirane a annoncAi?? ce weekend mettre fin aux nAi??gociations pour la
formation d’un futur gouvernement de coalition. La situation est inAi??dite dans le royaume en presque vingt
ans de rA?gne de Mohammed VI: un pays sans gouvernement dAi??signAi?? depuis trois mois, avec des nAi??gociations qui semblent dans l’impasse. AprA?s la victoire du Parti justice et dAi??veloppement aux lAi??gislatives d’octobre, Benkirane avait Ai??tAi?? reconduit par le roi Ai?? la
tA?te du gouvernement de coalition qu’il dirige depuis cinq ans, une alliance hAi??tAi??roclite de quatre formations

rassemblant islamistes, libAi??raux et exAi??communistes. SitA?t de retour Ai?? son poste, Abdelilah Benkirane avait alors multipliAi?? les rencontres avec les autres chefs de partis pour former une coalition, sans pour autant parvenir Ai?? atteindre les 198 siA?ges minimum Ai?? mA?me de lui assurer un vote de confiance au Parlement. Les
discussions ont rapidement tournAi?? au faceAi??Ai??Ai??face avec un personnage inattendu, le milliardaire et ministre sortant de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, qui s’est vite « placAi?? en faiseur d’alliances et en vAi??ritable homme fort du (futur) gouvernement », analyse pour l’AFP Abdellah Tourabi, chercheur et chroniqueur politique marocain.
PortAi?? Ai?? la tA?te du Rassemblement national des IndAi??pendants au lendemain des lAi??gislatives, Akhannouch, l’une des plus grosses fortunes du continent et que l’on voit souvent au cA?tAi?? de Mohammed VI, a exigAi?? la mise Ai?? l’Ai??cart d’emblAi??e du parti de l’Istiqlal, alliAi?? de Benkirane, de la future coalition. Inacceptable pour le Premier ministre, qui a multipliAi?? les discussions avec les autres partis pour contourner l’obstacle. Mais a finalement dAi?? cAi??der aux exigences d’Akhannouch, aidAi?? en cela par une bourde diplomatique du patron de l’Istiqlal, unanimement condamnAi?? par toute la scA?ne politique marocaine et qui s’est retrouvAi?? de facto Ai??cartAi?? des nAi??gociations. On en Ai??tait lAi?? dAi??but janvier, avec la perspective de voir le bout du tunnel, et des
propositions de Benkirane Ai?? ses quatre partenaires de l’exAi??majoritAi?? Ai??dont le RNI
d’AkannouchAi?? pour reformer une coalition Ai?? l’identique. « Enfin le dAi??blocage! », « la majoritAi?? sortante sera reconduite », Ai??crivait alors la presse, s’accordant Ai?? dire que l’annonce du nouveau gouvernement Ai??tait imminente.
Ai?? ‘Etage supAi??rieur’ Ai?? Tout ce bel Ai??difice s’est Ai??croulAi?? en moins de 24 heures ce weekend, par communiquAi??s interposAi??s: le RNI a exigAi?? d’associer aux nAi??gociations deux formations, l’Union constitutionnelle et l’Union socialiste des forces populaires. Fin de nonAi??recevoir pour Benkirane, qui a donc annoncAi?? mettre fin Ai?? ses nAi??gociations avec Akhannouch. « L’objectif d’Akhannouch semble Ai??vident: priver Benkirane dai??i??oxygA?ne », estime le politologue
Mohamed Ennaji. Et au final, « affaiblir le chef du gouvernement » et le PJD, sorti grand vainqueur des lAi??gislatives, dAi??crypte Mohammed Madani, autre politologue et ens
Ai?? lai??i??universitAi?? de droit de Rabat.
« Akhannouch n’agit pas de maniA?re autonome, il est le porteAi??parole du centre du pouvoir (…) Il s’agit de montrer que ce qui compte ce n’est pas tant le poids Ai??lectoral mais la
proximitAi?? avec le palais », selon Madani. En mettant fin brusquement aux nAi??gociations avec le RNI, le chef du gouvernement, de son cA?tAi??, « a changAi?? de tactique » pour « faire
remonter le problA?me Ai?? un Ai??tage supAi??rieur », analyseAi??tAi??il. Arbitre auAi??dessus des partis, le roi pourrait donc A?tre obligAi?? de descendre dans l’arA?ne et
intervenir pour dAi??bloquer la situation. « La Constitution est muette au cas oA? le chef de gouvernement dAi??signAi?? n’arrive pas Ai?? former sa majoritAi??. Il revient donc au roi dai??i??interprAi??ter le texte constitutionnel », rappelle Tourabi. La premiA?re Ai??ventualitAi?? Ai??peu probableAi?? serait le recours Ai?? de nouvelles Ai??lections. La nomination d’un nouveau Premier
ministre est possible, « mais serait source de tensions politiques » avec le PJD, fort de son succA?s aux lAi??gislatives. « Une autre Ai??ventualitAi?? est une nouvelle intervention du roi pour
demander la reprise des nAi??gociations, toujours sous la direction de Benkirane ». Un conseil des ministres du gouvernement sortant, prAi??sidAi?? par le souverain, et qui devait avoir lieu lundi, a Ai??tAi?? reportAi?? sans explication officielle. Il pourrait se tenir finalement
mardi. RAi??uni lundi soir Ai?? Rabat, l’Ai??tatAi??major du PJD a exprimAi?? son soutien Ai?? Benkirane dans sa dAi??cision de « suspendre les discussions » avec Akannouch.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *