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La primaire de la gauche ne doit pas être « un congrès » du PS (Valls)

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Emmanuel Macron s’est dit prêt à débattre avec Valls si ce dernier remporte la primaire socialiste
La primaire de la gauche ne doit pas être « un congrès » du Parti socialiste, « une foire d’empoigne » réveillant les « querelles » du « passé », a affirmé mardi soir Manuel Valls lors de son premier meeting de campagne à Audincourt (Doubs).

Alors que la probable candidature de l’ancien ministre Vincent Peillon est venue renforcer le risque d’un front anti-Valls, l’ex-locataire de Matignon et candidat à la primaire de la gauche, a dit qu’il voulait s’adresser « aux Français » mais pas « au parti ».

« Cette primaire ne peut pas être une foire d’empoigne où l’on revit les épisodes du passé, où l’on refait la bataille du quinquennat. Elle doit être tournée vers l’avenir », a dit M. Valls dans ce discours concluant sa première journée de campagne.

Il a réclamé un scrutin « à la hauteur des enjeux, pas les petites phrases, pas les querelles ». « Je veux parler aux Français, pas au parti. Cette primaire n’est pas un congrès d’un parti, c’est une rencontre avec les citoyens, avec le peuple de France », a-t-il plaidé.

Alors qu’il a opéré ces dernières semaines un virage vers la gauche pour faciliter le rassemblement de son camp, Manuel Valls s’est défendu d’avoir « changé », affirmant être « au coeur de la gauche ».

« On me dit: vous avez changé. Non. J’ai toujours voulu rassembler, dans la clarté. Je suis au centre, au cœur même de ce qu’est la gauche », a affirmé le candidat à la primaire des 22 et 29 janvier.

« Je corresponds, cette alliance d’une République ferme et bienveillante, à ce qu’il faut, j’en ai la conviction, pour la France », a-t-il encore dit.

Pour sa première journée de campagne, Manuel Valls est revenu aux dures réalités du « terrain » mercredi dans le Doubs, sans les inconvénients… ni les avantages d’être Premier ministre, alors qu’une partie du PS s’active contre lui.

« Je voulais que mon premier déplacement de campagne se fasse ici, dans ces régions industrielles qui peuvent se sentir oubliées, déclassées », a expliqué M. Valls, devant un auditoire très calme de 400 personnes, avec beaucoup de cheveux grisonnants.
Quand son rival Arnaud Montebourg juge que le protectionnisme « ne doit pas être un gros mot », Manuel Valls a lui aussi prôné davantage de régulation dans la mondialisation.

« L’objectif n’est pas de sortir de la mondialisation, cela n’existe pas. Mais on ne peut pas non plus la subir », a-t-il dit.

Dénonçant une extrême droite « qui veut tout envoyer balader », il a à nouveau fustigé la « mise en cause méthodique de notre modèle social », portée selon lui par François Fillon.

« Ce que les Français demandent, c’est plus, pas moins, de protection. Notre modèle social doit être défendu, bec et ongles », a-t-il dit.

Manuel Valls a aussi justifié son départ du gouvernement, après avoir « assumé » sa mission « plus de quatre ans et demi », en tant que ministre de l’Intérieur puis Premier ministre.

« Je n’ai jamais manqué à ma tâche, mais je l’avoue: après les pupitres devant les mêmes fonds bleus, le protocole… Ce retour aux sources, à la simplicité, à l’authenticité, ici parmi vous, ça fait du bien! », a-t-il assuré, dans un discours marqué par des applaudissements timides.

Invité de BFMTV jeudi matin, Emmanuel Macron s’est dit prêt à débattre avec Valls si ce dernier remporte la primaire socialiste.

avec agence

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