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Présidentielle : Emmanuel Macron s’apprête à annoncer sa candidature

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Emmanuel Macron doit confirmer lundi matin son intention de briguer la présidence française. À gauche comme à droite, la candidature annoncée de l’ancien ministre de l’Économie est accueillie plutôt froidement.

Ce sera la fin d’un faux suspense qui dure depuis plusieurs semaines. L’ancien ministre de l’Économie Emmanuel Macron doit annoncer, mercredi 16 novembre, à Bobigny, sa candidature à l’élection présidentielle française. Le fondateur du mouvement En marche ! a choisi, pour se lancer, un centre de formation en Seine-Saint-Denis, auquel il avait déjà rendu visite à deux reprises. Il y fera une déclaration à la presse à 10 h 30.

« La symbolique est forte. On annonce des choses en banlieue, pas sur le plateau de TF1 », s’est réjoui auprès de l’AFP Patrick Toulmet, le président de la Chambre des métiers et de l’artisanat de la Seine-Saint-Denis, dont dépend ce centre.

« C’est très embêtant »

À gauche comme à droite, cette (probable) candidature a été accueillie plutôt froidement mardi soir. « L’enjeu [pour 2017], c’est le rassemblement, c’est la cohésion », la gauche ne pouvant pas être au « rendez-vous » de la présidentielle « si elle n’est pas rassemblée », a prévenu le président de la République François Hollande, qui doit dire d’ici un mois s’il brigue un nouveau mandat en dépit de ses mauvais sondages.

« C’est très embêtant », a de son côté constaté le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, mettant en garde contre le risque d’élimination de la gauche dès le premier tour si elle part fragmentée à la présidentielle.

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À droite, le favori de la primaire, Alain Juppé, a invité à « ne pas être naïf » face à un candidat qui se présente en « chevalier blanc » alors qu’il « a totalement cautionné la politique économique menée depuis 2012 ». De fait, le maire de Bordeaux a toutes les raisons de « se méfier » d’Emmanuel Macron, clairement déterminé à mordre sur son électorat.

Interférer avec la primaire de la droite

Dans son entourage, certains élus ne cachent pas leur souhait de voir la candidature de l’ex-ministre interférer avec la primaire de la droite, dont le premier tour aura lieu dimanche, et le second le 27 novembre. « On souhaite qu’il y aille avant la primaire de la droite. Il y a des gens qui sont tentés d’aller voter [Alain] Juppé, il faut leur offrir une alternative », a par exemple expliqué mardi à l’AFP une parlementaire proche d’Emmanuel Macron.

Sans doute est-ce l’une des raisons qui ont conduit ce dernier à accélérer son calendrier, et à officialiser sa candidature avant de détailler son projet, nonobstant le plan en quatre temps qui avait été présenté peu après sa sortie du gouvernement le 30 août.

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Autres motifs : l’impatience des troupes sur le terrain, et la montée en puissance de Manuel Valls, présenté par François Hollande et ses proches comme le candidat le plus légitime pour lui succéder s’il renonçait, et porté par des sondages flatteurs.

Emmanuel Macron a enfin pu être encouragé par la victoire de Donald Trump. « Rien n’est jamais écrit à l’avance », a-t-il écrit après la présidentielle américaine.

Avec AFP

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