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Le Belgo-Marocain Oussama Atar serait le coordinateur des attentats de Paris et Bruxelles

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Un djihadiste belgo-marocain, Oussama Atar, est considéré par les enquêteurs comme l’un des coordinateurs depuis la Syrie des attentats de Paris et Bruxelles, a-t-on appris mardi de sources proches de l’enquête.

Les enquêteurs pensent que derrière le nom de guerre « Abou Ahmad » cité dans les investigations, se cache ce vétéran du djihad, aujourd’hui membre de l’organisation Etat islamique qui avait revendiqué les attentats du 13 novembre à Paris et ceux du 22 mars à Bruxelles. « Il est le seul coordinateur depuis la Syrie à avoir été identifié en l’état des investigations », a précisé une des sources.

Selon Le Monde, « les services de lutte antiterroriste belges sont parvenus à la conclusion que ce mystérieux donneur d’ordres s’appelle Oussama Ahmad Atar (…) Son identité a récemment été recoupée par les enquêteurs français : Oussama Atar a été désigné comme étant Abou Ahmad, sur une planche comprenant plusieurs photographies, par l’un des terroristes qu’il avait envoyés en Europe ».

Nos confrères français ajoutent que « un certain consensus existe aujourd’hui au sein de la communauté du renseignement sur son implication dans les attaques qui ont frappé les deux capitales ».

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En août, trois de ses proches – un jeune frère, une sœur plus âgée et sa mère – ont été emmenés pour interrogatoire avant d’être relaxés. Immédiatement après les attentats de Bruxelles, Oussama Atar avait été considéré comme un complice potentiel. Son domicile anderlechtois fut un des premiers à avoir été perquisitionné le 22 mars. Mais il s’était déjà envolé.

Oussama Atar connaît la Syrie de longue date. Selon sa famille, il s’y est rendu une première fois en 2002. Il en est revenu enchanté, si bien, qu’en 2004, il y est retourné, pour étudier l’arabe selon ses dires.

La Syrie était alors un carrefour : la plupart des djihadistes étrangers en route pour l’Irak transitaient par Damas où les autorités locales fermaient les yeux. L’Irak, occupé par les forces américaines et britanniques, aimantait les djihadistes du monde entier.

C’est en Irak, et plus précisément à Ramadi, qui était le haut lieu des activités de la résistance d’Al-Qaïda, qu’Oussama Atar a été arrêté le 21 février 2005.

Plusieurs versions ont circulé. Soit il aurait emmené des médicaments sur place et aurait été interpellé car il n’avait pas des papiers en ordre. Soit il aurait convoyé des armes. Une autre version veut que, blessé par une grenade, il ait été déposé par ses compagnons près d’un hôpital géré par les Américains.

Oussama Atar a été arrêté. Il a été incarcéré à Abou Ghraib où des policiers belges l’ont interrogé, à Camp Bucca – au même moment que ceux qui deviendront les têtes pensantes de l’Etat islamique – et à Camp Cropper.

Remis aux autorités irakiennes, il a été condamné à perpétuité, une peine revue à 10 ans de prison. En 2010, sa famille qui tentait discrètement de le faire libérer, a obtenu l’appui des Affaires étrangères et d’organisations de défense des droits de l’homme, préoccupés par son état de santé. Une manifestation pour sa libération a rassemblé 300 personnes.

Oussama Atar a été libéré en 2012 aux trois-quarts de sa peine. En 2013, il a été intercepté en Tunisie, soupçonné de trafic d’armes. Il est considéré comme un des mentors des frères El Bakraoui. Mais on ne sait où il se trouve.

Almouwatin: Belga

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