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CAN 2017: des émissaires de la CAF au Maroc pour étudier un plan B

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Comme on pouvait le craindre, les récents événements postélectoraux qui ont suivi la réélection d’Ali Bongo risquent bien de déteindre sur la Coupe d’Afrique des nations prévue à partir du 15 janvier prochain au Gabon. Sur les réseaux sociaux, les appels au boycott de cet événement se multiplient et prennent une ampleur qui inquiète déjà à Libreville. La CAF prend au sérieux ces appels et cherche un plan B au Maroc.
La Confédération africaine de football dit ne pas être inquiétée par les soubresauts politiques que vient de connaître le Gabon après la présidentielle contestée du 27 août dernier. Elle a récemment renouvelé sa confiance aux autorités gabonaises quant à leur capacité de l’organisation de la CAN 2017 dans un climat de sérénité et de sécurité.

Mais selon le site «gabonreview.com» et ce titre révélateur: «CAN 2017 : nouvelles incertitudes à l’horizon», le danger qui pèse sur le prochaine grand rendez-vous footballistique africain réside désormais dans les nombreux appels au boycott qui fusent sur les réseaux sociaux, en prenant chaque jour de l’ampleur. Cela a commencé dès le lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle gabonaise, pour se concrétiser le 8 octobre dernier, lors du match Gabon-Maroc qui a connu une désaffection sans précédent du public gabonais.

Sur sa page facebook, le patron d’une ONG de la société civile s’insurge contre l’absence d’une «minute de silence lors du match contre le Maroc pour les Gabonais tombés ». Les joueurs des Panthères pouvaient au moins exiger cet acte de solidarité. Ne pas l’avoir fait signifie que les Gabonais ne comptent pas dans le business footballistique entre Ali et les joueurs des Panthères.» Et de menacer: «Dans ces conditions nous, le peuple, allons lancer une campagne de boycott de la Can 2017.».

Le malaise est certes là, mais est-ce suffisant pour penser dès à présent à une délocalisation de la CAN? Voire de la reporter, comme le prônent certains, à l’instar de la rentrée scolaire.au Gabon ? Rien n’est moins sûr, car boycott ou pas, la CAF a aussi d’autres engagements avec ses sponsors et ne peut se permettre de jeter toute une manne financière par la fenêtre.

Mais selon le monde.fr de ce vendredi, la Confédération africaine aurait « envoyé discrètement au Maroc ses émissaires, chargés de vérifier que le royaume dispose de toutes les infrastructures indispensables ». Un plan B est donc bel et bien sur la table de l’instance d’Issa Hayatou.

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