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La Belgique est « prise au sérieux » pour ses projets en matière de Défense

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Almouwatin: RTL

Le Premier ministre belge a assuré samedi que la Belgique n’avait pas subi de remontrance de la part des dirigeants de l’Otan pour le faible niveau de ses dépenses militaires, un sujet brûlant au sein de l’Alliance atlantique alors que les Etats-Unis demandent de réels efforts de la part de leurs alliés européens au nom d’un meilleur partage du fardeau. « J’ai la conviction que nous avons été très convaincants car le fait d’avoir validé la ‘Vision stratégique’ (pour la Défense belge à l’horizon 2030, ndlr), libéré pour 9,2 milliards d’euros d’investissements (militaires sur les quinze prochaines) et surtout mobilisé 200 millions d’euros pour réaliser immédiatement des investissements, cela montre une forme de crédibilité », a-t-il dit à la presse au second jour du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des 28 pays alliés à Varsovie. « Ces 200 millions d’euros sont indispensables pour maintenir dans le moyen terme une capacité opérationnelle » de nos forces armées et « ont beaucoup de valeur pour notre crédibilité », a ajouté M. Michel. « Mon impression, mon sentiment, ma conviction, c’est que nous sommes pris au sérieux » grâce à cette vision stratégique

Selon ce document de 144 pages avalisé la semaine dernière par le gouvernement, le budget de la Défense devrait atteindre 1,3% du PIB en 2030 – contre 0,85% actuellement et alors que l’Otan presse ses membres d’atteindre le seuil des 2% d’ici 2024 – et plus de 6,5 milliards d’euros à cette échéance, contre moins de quatre milliards d’euros actuellement, pensions des militaires comprises. Mais les économies imposées à la Défense vont se poursuivre jusqu’à la fin de la législature, bien qu’atténuées par les 200 millions d’euros supplémentaires et l’octroi de 100 millions annuels provenant de la provision inter-départementale. « Notre volonté politique de d’abord réussir à stopper progressivement les économies et ensuite à retrouver une logique de croissante dans les budgets, elle est prise au sérieux » par les alliés, a martelé samedi le chef du gouvernement fédéral

Vers un meilleur transfert des informations entre le membres de l’OTAN

Le ministre de la Défense, Steven Vandeput, également présent à Varsovie pour représenter la Belgique, tout comme son collègue des Affaires étrangères Didier Reynders, a pour sa part indiqué avoir été félicité par ses homologues alliés pour cette vision « qui fait des choix clairs pour l’avenir » et ramènera la Belgique « dans la moyenne » des pays européens en matière de dépenses de défense, tout en comblant un certain nombre de lacunes dont souffrent les armées européennes. M. Michel s’est part ailleurs félicité de la décision par l’Otan à Varsovie de se doter d’une unité dédiée au partage de renseignement pour mieux affronter les menaces terroristes et de guerre hybride. L’Alliance va créer en son sein une division chargée du renseignement et dirigée par un nouveau secrétaire général adjoint spécialisé. Plusieurs capitales européennes, la Turquie, mais aussi la ville américaine d’Orlando, ont été le théâtre de graves attaques terroristes ces 18 derniers mois, dont certaines directement pilotées par l’organisation djihadiste Etat islamique (EI)

Depuis l’attentat au Musée juif de Bruxelles, le 24 mai 2014, la Belgique n’a de cesse de réclamer un meilleur échange d’informations entre alliés de l’Otan et partenaires de l’Union européenne sur les « combattants étrangers » partis en Syrie ou en revenant, a rappelé M. Reynders. Charles Michel a reconnu l’importance des échanges d’informations sur une base bilatérale, entre deux Etats en toute confiance. « Mais nous pensons que dans ces circonstances, avec le nouveau phénomène et la lutte contre le terrorisme, un échange multilatéral d’informations opérationnelles est aussi nécessaire », a-t-il expliqué en admettant que certains services de renseignement européens avaient encore des difficultés à pratiquer de tels échanges. Mais M. Reynders a salué l’évolution enregistrée au sein de l’Otan. « Il y a une volonté de l’Otan d’aller dans ce sens. Le réceptacle est là et on commence à travailler de façon plus multilatérale », a-t-il souligné

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